Fondée en 2015,
l'association contribue au financement de la recherche contre le cancer,
et particulièrement contre la gliomatose cérébrale.

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Photo de Mathys à la mer

Le cancer ne se fixe aucune limite. Nous non plus !

Créée en 2015 par la famille de Mathys, 5 ans, décédé d'une gliomatose cérébrale, l'association s'investit au profit de la recherche sur le cancer chez les enfants.

Notre action consiste à reverser 100% des dons collectés, principalement à la recherche.

L'histoire de Mathys

Né en 2010, je suis le dernier d'une fratrie. Une grande soeur et un grand frère m'accueillent les bras ouverts. Je grandis et j'évolue au sein de ma famille comme n'importe quel enfant de mon âge. Bêtises, chamailleries et bonnes parties de rigolades font vivre notre maison.

Je commence ma scolarité en septembre 2013, tout se passe bien, de bons copains, une maîtresse excellente et j'ai même une amoureuse. Je passe avec succès en moyenne section. Là aussi, j'ai une maitresse formidable. De septembre à décembre, je vais à l'école, tout est normal. Courant décembre, je commence à trébucher pour un rien, je fais de petites chutes sur les trottoirs mais sans gravité. Papa et Maman pensent à un problème de chaussures, peut être sont-elles trop petites ?

Le 25 décembre 2014, mon bras gauche et ma jambe gauche ne fonctionnent plus très bien. Inquiets, papa et maman m'emmènent le 26 au matin chez notre médecin qui refuse de m'examiner et m'envoie directement au CHU de Nantes. Je passe en premier lieu un scanner qui ne révèlera rien. On évoque la possibilité d'un AVC. Pour confirmer les dires, je passe une IRM. Les médecins nous convoquent et annoncent à papa et maman la terrible nouvelle : une tache apparait sur l'imagerie, et il se peut que ce soit une tumeur. Non spécialisés, ils préfèrent me transférer au CHU d'Angers qui dispose d'un service de neurologie-oncologie-pédiatrie. Nous y « poserons nos valises » le 30 décembre 2014.

Après l'étude de mon dossier, nous avons une petite lueur d'espoir, la tache semble être trop régulière pour être une tumeur : il s'agirait d'un oedème, trois jours de corticoïdes doivent tout remettre en ordre. Nouvelle IRM, et pas d'amélioration. Le 6 janvier 2015, je subis une biopsie. Le 9 janvier, je rentre à la maison. Le 16 janvier, après 10 jours d'attente, les médecins annoncent à papa et maman qu'ils ont identifié le mal, il s'agit d'une tumeur maligne, rare, non opérable et sans traitement médicamenteux. Commencent alors les soins. Je me retrouve dans un fauteuil roulant, s'ensuit l'achat de matériel médical pour mon confort de vie.

Du 21 janvier au 6 mars, je subis 25 séances de radiothérapie. Je commence ensuite une thérapie ciblée. Début mai, nouvelle IRM, pas d'amélioration. Je retourne à l'école où j'ai plaisir à aller jusqu'à la fin de l'année scolaire. À la mi-juillet, nous arrêtons la thérapie ciblée et je passe une nouvelle IRM qui n'apporte pas de satisfaction. À la mi-août, je commence une chimiothérapie médicamenteuse. Le 31 août, je suis hospitalisé, car mon état de santé se dégrade. Je garde le sourire jusqu'au bout. Papa, maman, ma soeur et mon frère sont très courageux. Je leur donne le courage de se battre pour un futur sans moi. Je m'endors définitivement le 9 octobre 2015 après 9 mois de combat.

© Bruno Klein

Notre Parrain

Jean-Joseph Julaud

Jean-Joseph Julaud, né en 1950, est l'auteur de romans, nouvelles, livres pratiques et essais, dont plusieurs à succès, notamment L'Histoire de France pour les Nuls et La Littérature française pour les Nuls. Professeur de français (certifié de lettres modernes) et d'histoire-géographie pendant de nombreuses années, il vit à Paris et se consacre entièrement à l'écriture. Il intervient dans Les Pieds dans le plat sur Europe 1, dans l'émission d'Emmanuel Davidenkoff Un jour, une question sur France Info, et participe régulièrement à l’émission Les Experts sur France Bleu.


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